précédant suivantSurtout , le Premier ministre échoue à maîtriser la rébellion armée qui éclate, à partir de janvier 2004, dans trois provinces méridionales à majorité musulmane, Yala, Narathiwat et Pattani. Ces trois provinces limitrophes de la Malaisie sont restées pauvres ; la majorité des 2,3 millions d'habitants ne parlent pas le thaï, une lutte séparatiste y a déjà sévi dans les années 1970 et 1980 ; à partir de janvier 2004, une guérilla organisée et meurtrière (1 100 morts en 2004-2005) frappe postes militaires, écoles et pagodes bouddhistes. Thaksin répond par des mesures répressives (loi martiale, état d'urgence) qui, au fil des mois, n'aboutissent qu'à une tension de plus en plus meurtrière.
En octobre 1997, une nouvelle réforme constitutionnelle introduit davantage de démocratie directe dans les institutions. Dans un contexte politique agité (déficit budgétaire, scandales ministériels), mais sur fond de reprise économique, les premières élections sénatoriales au suffrage universel en mars 2000 sont l'occasion d'éprouver les changements constitutionnels. La Commission électorale, conformément à ses nouvelles prérogatives, invalide 78 élus, accusés d'avoir acheté des voix. Des « réformateurs » de la société civile entrent à la Chambre haute, nouveauté dans un pays où dominent le patronage et le clientélisme.
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Le retour au système parlementaire (depuis 1988) Après les élections législatives anticipées de juillet 1988, le général Chatichai Choonhavan, chef du parti Chart Thai, qui représente les milieux d'affaires, forme le nouveau gouvernement de coalition. C'est la première fois depuis 1976 que le chef du gouvernement est un élu. Chatichai Choonhavan s'emploie prioritairement à stimuler davantage l'essor économique. Opérant un virage complet , il déclare vouloir transformer l'Indochine « de champ de bataille en champ d'échanges commerciaux », la Thaïlande en devenant le pôle de développement. Il règle le conflit frontalier avec le Laos, se rapproche de la Birmanie (dont le bois sera importé), renoue avec le Cambodge de Hun Sen et avec le Viêt Nam, qui évacue le Cambodge en septembre 1989. Mais l'affairisme et la corruption du régime lui nuisent, et ses relations avec l'armée se tendent.
Anand Panyarachun
Le 23 février 1991, l'armée fait un coup de force, mais désigne un Premier ministre civil, Anand Panyarachun, qui sait inspirer confiance en poursuivant la libéralisation économique et en menant réformes et grands projets. La junte consolide sa position grâce à une nouvelle Constitution, et, après des élections législatives (mars 1992), le général Suchinda Kraprayoon prend la tête du gouvernement sans avoir été élu. À Bangkok, de violentes manifestations populaires se développent alors pour défendre la démocratie (mai 1992), malgré une répression sanglante. Après intervention du roi, Suchinda Kraprayoon démissionne, Anand Panyarachun rappelé par le roi prenant la tête d'un gouvernement provisoire et sanctionnant les rebelles.
général Prem Tinsulanond
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Chuan Leekpai
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Chavalit Yongchaiyudh
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Thaksin Shiwanatra (2001-2006) Aux élections de janvier 2001, le Thai Rak Thai (« les Thais aiment les Thais », T.R.T.), parti créé en 1998 par le milliardaire des télécommunications, Thaksin Shiwanatra, l'emporte avec une large majorité (248 députés sur 500). Populiste, autoritaire, Thaksin, devenu Premier ministre en février, prétend diriger le pays comme une entreprise et soulève l'espoir de classes moyennes et de paysans frappés par la paupérisation. Certaines mesures (assurance médicale accessible à chacun pour une somme modique, création d'une banque populaire, moratoire sur les dettes du secteur agricole) confortent sa popularité. Mais bien des réformes promises – réforme de l'administration, de l'éducation et du système bancaire et lutte contre la corruption – piétinent. Peu à peu, bien que l'opposition (principalement le parti démocrate) soit très affaiblie, le Premier ministre se voit reprocher son népotisme, son autoritarisme (notamment à l'encontre de la presse et de l'université), sa tentative de supprimer le trafic croissant des stupéfiants par quelque 2 500 exécutions sommaires (février-avril 2004) ; le roi Bhumibol Adulyadej se fait l'interprète mesuré du mécontentement.
La victoire du camp démocratique se confirme aux élections législatives de septembre 1992. Chuan Leekpai, chef du parti démocrate, devient Premier ministre. S'il déçoit par un certain immobilisme, il amende la Constitution dans un sens favorable à la démocratie (janvier 1995), avant d'être obligé de dissoudre le Parlement (mai). Les élections de juillet 1995 portent au pouvoir le chef du Chart Thai, Banharn Silpa-Archa, qui privilégie les relations de clientélisme, encourant le blâme du roi et provoquant des manifestations de paysans mécontents (mars 1996). Le Parlement est à nouveau dissous, et les élections de novembre 1996, « les plus sales », permettent au général Chavalit Yongchaiyudh, chef du parti des Nouvelles Aspirations, qui attendait son heure depuis longtemps, de devenir Premier ministre (novembre 1996). Son incapacité à réformer l'économie et le secteur bancaire précipite la catastrophique crise monétaire de l'été 1997, qui l'oblige à démissionner en novembre, complètement déconsidéré, pour céder la place au populaire Chuan Leekpai. Chargé d'assurer un difficile redressement conformément aux conditions fixées par le F.M.I., Chuan Leekpai s'efforce de limiter l'explosion du chômage et de relancer les exportations.
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General Suchinda Kraprayoon
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La coopération militaire avec les États-Unis est reprise dès 1985. La sécurité intérieure est rétablie fin 1982, quand le parti communiste thaïlandais, abandonné par la Chine, accepte une amnistie et abandonne la lutte armée. Le régime de Prem Tinsulanond , un des plus stables que la Thaïlande ait connus, favorise la reprise économique en rassurant les investisseurs étrangers. Le secteur industriel, l'agroalimentaire, le bâtiment se développent, entraînant le renforcement des classes moyennes. Sur le plan politique , il cherche une formule constitutionnelle qui renforce les partis sans qu'ils soient incontrôlables et qui permette à l'armée de se mettre en retrait tout en maintenant ses intérêts.
Le retour du pouvoir militaire (1976-1988) Le chef de la junte militaire, l'amiral Sangad Chaloryu, prend alors le pouvoir et place Thanim Kraivichien à la tête du gouvernement. Le roi promulgue une nouvelle Constitution (22 octobre 1976) de type autoritaire. La sévère répression – loi martiale, censure, interdiction des partis, arrestations – menée par le gouvernement Thanim Kraivichien pousse de nombreux étudiants et syndicalistes à fuir pour se rallier au mouvement communiste. Le 11 novembre 1977, l'armée reprend le pouvoir par un coup d'État : le général Kriangsak Chamanand devient Premier ministre et instaure une politique plus libérale. Démissionnaire, il est remplacé, en mars 1980, par le général Prem Tinsulanond, commandant en chef de l'armée de terre, proche du roi et réputé pour son honnêteté.
L'aggravation de la situation régionale devient alors la question prioritaire. En 1975, la victoire communiste en Indochine avait été suivie de l'établissement par Bangkok de relations diplomatiques avec la Chine la même année et de la fermeture des bases américaines (1976). L'invasion vietnamienne du Cambodge (janvier 1979) provoque un afflux difficilement maîtrisable de réfugiés et place la Thaïlande « en première ligne ». Face à ce danger, Bangkok se rapproche des États-Unis et de la Chine et cherche le soutien de ses partenaires de l'ASEAN. Une attaque ponctuelle du Viêt Nam à la frontière thaïlandaise (juin 1980) resserre les rangs. Une pression diplomatique continue au niveau international vise à forcer Hanoi à se retirer du Cambodge. Toutefois, l'armée et les milieux d'affaires vendent avec profit des fournitures aussi bien aux réfugiés qu'aux Khmers rouges et à leurs alliés nationalistes.
La gauche démocratique est divisée : le gouvernement de Kukrit Pramoj (parti d'Action sociale) organise de nouvelles élections (avril 1976), celui de Seni Pramoj (parti démocrate) s'étant montré incapable d'endiguer les désordres et les grèves. En octobre 1976, le mouvement étudiant, qui a perdu l'appui du roi et de l'armée, est écrasé par les forces de droite.
source:cabinet.thaigov.go.th
Mr. Sanya Dharmasakti
Prem résiste victorieusement à deux tentatives de coups d'État avril 1981, septembre 1985), émanant de jeunes-turcs réclamant pour l'armée un rôle plus dynamique. Les élections de juillet 1986 renforcent le régime démocratique, où l'armée, qui garde une grande influence, s'habitue à cohabiter avec le pouvoir civil.
source:generalprem.com
La « révolution démocratique » (1973-1976) Les étudiants des universités de Bangkok, renforcés par l'essor démographique et le progrès économique, mais inquiets pour leurs débouchés, lancent en 1972 des manifestations contre la domination économique japonaise. Politisé, leur mouvement parvient à renverser la dictature, au prix de nombreux morts : Thanom Kittikachorn et Prapas Charusathien, privés du soutien de l'armée et du roi, quittent le pays (octobre 1973).
L'expérience démocratique dure trois ans. Le Premier ministre, nommé par le roi, est Sanya Dharmasakti, recteur de l'université de Bangkok. Les étudiants militent contre les inégalités sociales ; des syndicats ouvriers et paysans se créent ainsi que des partis politiques. Suite à l'adoption d'une nouvelle Constitution qui renforce les pouvoirs du roi et du Parlement, des élections législatives ont lieu en janvier 1975, mais ne dégagent pas de majorité cohérente.
King Bhumibol Adulyadej
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