Crise institutionnelle. À la faveur d'un coup de force, l'armée renverse T. Shinawatra le 19 septembre, sans effusion de sang et avec l'assentiment explicite du roi. La junte militaire abroge la Constitution, décrète la loi martiale et s'engage à restituer le pouvoir au peuple thaï dès que possible. Fin mai, elle dissout le T.R.T. et annonce une politique de réconciliation avec le Sud insurgé.
À l'extérieur, la Thaïlande, prenant conscience que la consolidation de la reprise passe par le développement économique de la zone, privilégie la relance de la coopération avec ses voisins, au travers notamment de l'ASEAN. Les relations sino-thaïlandaises s'améliorent nettement, mais des tensions opposent la Thaïlande à la Birmanie (soutien thaïlandais aux Karens insurgés de Birmanie), au Cambodge et au Laos (délimitation des frontières). En 2001 et 2002, Thaksin se rend chez ses voisins (Laos, Cambodge, Birmanie, Brunei, Singapour, Philippines, Indonésie) pour aborder avec eux la lutte contre l'immigration clandestine et contre la drogue et la coopération économique. En visite en Chine (août 2001), au Japon et en Inde, il cherche des accords de libre-échange bilatéraux, favorables aux exportations thaïlandaises. Fidèle alliée des États-Unis, la Thaïlande envoie des troupes en Afghanistan, coopère avec Washington pour capturer, en août 2003, Hambali, membre de la Jemaah Islamiyah, un réseau islamiste asiatique proche d'al-Qaida, et s'engage en Iraq aux côtés des Américains. En 2004, un accord de libre-échange commercial bilatéral est négocié.
À peine installé , le gouvernement Samak Sundaravej, composé en grande partie de proches de Thaksin, est aussitôt critiqué par le Parlement et l'opposition, qui lui reprochent d'être l'homme lige de son prédécesseur. En juin 2008, à l'appel de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) – un regroupement d'éléments nationalistes et traditionalistes –, 100 000 Thaïlandais manifestent dans les rues de Bangkok pour réclamer la démission du Premier ministre accusé d'avoir échoué à résoudre la crise économique et favorisé le retour en février de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra après un exil volontaire de dix-sept mois. Source : http://www.larousse.fr
Aux élections législatives de février 2005, le T.R.T. remporte 377 sièges sur 500 grâce à sa popularité rurale. Mais, à partir de la fin 2005, des manifestations se multiplient à Bangkok pour demander la démission de Thaksin, accusé de tyrannie et de prévarication. Ce dernier décide de dissoudre le Parlement et de tenir des élections anticipées le 2 avril 2006. Avec plus de 10 millions de votes d'abstention, le rejet électoral est massif. Après avoir nié sa défaite puis s'être retiré le 5 avril, Thaksin reprend de facto les rênes du pouvoir fin mai. La Cour constitutionnelle invalide les élections du 2 avril et exige la tenue d'un nouveau scrutin. Le 9 juin, la célébration du 60e anniversaire de l'accession au trône du roi Rama IX – évènement fastueux, à l'ampleur inversement proportionnelle à la crise politique ambiante – retient cependant l'attention de plusieurs milliers de Thaïlandais venus sur la place Royale écouter le discours du roi prônant l'unité. En juin et septembre , la recrudescence des attentats dans les provinces méridionales fait craindre la participation d'éléments islamistes extérieurs à la guérilla. Cette situation attise les tensions entre le Premier ministre et la hiérarchie militaire, qui réclame une nouvelle politique pour le Sud et se prépare à prendre le pouvoir.
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Somchai Wongsawat
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Rama IX
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Onze mois après sa prise du pouvoir, le 19 août 2007, la junte invite les électeurs à adopter par référendum (le premier jamais organisé dans le pays) une nouvelle Constitution garantissant qu'aucune formation politique ne viendra à l'avenir empiéter sur les prérogatives de l'élite traditionnelle – administration, armée, regroupées autour du Palais royal.
Samak Sundarajej
L'approbation mitigée de la nouvelle Loi fondamentale par les Thaïlandais (57 % de « oui » contre 41 % de bulletins négatifs) apparaît comme une victoire en demi-teinte pour la junte. Davantage, les élections législatives du 23 décembre, largement remportées par le parti du Pouvoir du peuple (P.P.P.) au sein duquel se sont regroupés les alliés de Thaksin Shinawatra et qui obtient 228 des 480 sièges du Parlement, révèlent l'échec de la junte à abolir les divisions régionales et sociales de la politique thaïlandaise : le P.P.P., qui promet un retour aux politiques populistes de Thaksin Shinawatra, apparaît largement vainqueur dans les provinces du Nord à majorité rurale et défavorisée, bastion de l'ex-Premier ministre renversé ; en revanche, l'enracinement du parti démocrate (qui obtient 166 députés) se confirme à Bangkog, où prédomine une nouvelle classe moyenne urbaine, ainsi que dans le Sud. Samak Sundarajej , 72 ans, personnalité d'extrême droite proche de Thaksin, est élu Premier ministre par le Parlement le 28 janvier 2008. Le 7 février, la junte rend le pouvoir aux civils. Source : http://www.larousse.fr
Thaksin Shinawatra
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En août, le départ inopiné à Londres de ce dernier et de son épouse, Pojaman Shinawatra, afin d'échapper à la justice, et l'émission par la Cour suprême d'un mandat d'arrêt à leur encontre, focalisent brièvement l'attention mais les tensions demeurent et éclatent en crise ouverte le 26 août, lorsque des milliers de manifestants assiègent le siège du gouvernement à Bangkok, exigeant la démission de Samak Sundaravej. Ce dernier décrète l'état d'urgence dans la capitale. Bien qu'ayant proposé un référendum offrant aux électeurs la possibilité de choisir entre le gouvernement au pouvoir et la PAD, il est démis de ses fonctions par la Cour constitutionnelle le 9 septembre. Le beau-frère de Thaksin , Somchai Wongsawat (P.P.P.), qui assure l'intérim, lève l'état d'urgence et se fait élire Premier ministre grâce au soutien de 298 des 466 députés devant le leader de l'opposition, Abhisit Vejjajiva (163 voix). En décembre, la Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du P.P.P. pour fraude électorale et interdit à Somchai Wongsawat d'exercer toute activité politique pendant cinq ans. Par 235 voix contre 198, le Parlement élit Abhisit Vejjaviva, le chef du parti démocrate, au poste de Premier ministre. Dès avril 2009, les partisans de l'ex-Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra, les « chemises rouges », réclament sa démission et défient le gouvernement. Source : http://www.larousse.fr
source: media.thaigov.go.th
Espérant faire de la Thaïlande le leader d'Asie du Sud-Est et être lui-même le successeur d'un Lee Kuan Yew et d'un Mahathir bin Mohamad, Thaksin relance l'idée d'une coopération monétaire régionale et favorise la création d'une nouvelle entente, le Dialogue de Coopération asiatique qui réunit les pays de l'ASEAN, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh et des émirats du Moyen-Orient (2002). Dans le même esprit, il crée également la Coopération économique des pays du Mékong. En octobre 2003, le sommet de l'APEC se tient à Bangkok.

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