suivantHistoire de la goélette Belle-Poule - 1/3. La Belle-Poule à Brest 96En 1930 l'Ecole navale est " à terre " depuis 1914, année qui vit la condamnation du dernier vaisseau à bord duquel elle était traditionnellement embarquée : Le Borda. Il n'y a plus de navire à voile dans la Marine nationale, on ne croit plus aux vertus de ce mode de propulsion, la modernité est là. Les midships(1) font leur apprentissage sur des bâtiments à propulsion mécanique. Certains le regrettent et pensent que la voile doit être considérée comme la seule méthode efficace pour former correctement un officier, lui faire acquérir du sens marin.
En effet, le voilier, dépendant plus directement des éléments, met souvent ceux qui le dirigent dans des situations d'où ils ne peuvent se tirer sans l'habilité manœuvrière et le coup d'œil qui forment le " sens marin " indispensable à tous ceux qui se destinent à commander à la mer. Une polémique naît au sein de la Marine au terme de laquelle on s'accorde à reconnaître que la pratique de la voile, même réduite à un temps assez court, affermira les qualités du marin. Le principe d'un voilier école étant acquis, il restait à définir ce que sera ce nouveau navire. On ne prévoit pas de long séjours à bord pour les élèves officiers , seule une partie de la promotion doit pouvoir être embarquée pour de courtes croisières aux alentours de Brest. Il ne faut pas un bateau trop grand, mais il doit rester très marin, souple d'emploi, apte à supporter les coups de vent qu'il ne manquera pas de rencontrer pendant l'hiver en Iroise, capable de louvoyer dans le goulet de Brest et de trouver refuge le cas échéant dans les mouillages et les ports bretons.
En effet, le voilier, dépendant plus directement des éléments, met souvent ceux qui le dirigent dans des situations d'où ils ne peuvent se tirer sans l'habilité manœuvrière et le coup d'œil qui forment le " sens marin " indispensable à tous ceux qui se destinent à commander à la mer. Une polémique naît au sein de la Marine au terme de laquelle on s'accorde à reconnaître que la pratique de la voile, même réduite à un temps assez court, affermira les qualités du marin. Le principe d'un voilier école étant acquis, il restait à définir ce que sera ce nouveau navire. On ne prévoit pas de long séjours à bord pour les élèves officiers , seule une partie de la promotion doit pouvoir être embarquée pour de courtes croisières aux alentours de Brest. Il ne faut pas un bateau trop grand, mais il doit rester très marin, souple d'emploi, apte à supporter les coups de vent qu'il ne manquera pas de rencontrer pendant l'hiver en Iroise, capable de louvoyer dans le goulet de Brest et de trouver refuge le cas échéant dans les mouillages et les ports bretons.
En effet, le voilier, dépendant plus directement des éléments, met souvent ceux qui le dirigent dans des situations d'où ils ne peuvent se tirer sans l'habilité manœuvrière et le coup d'œil qui forment le " sens marin " indispensable à tous ceux qui se destinent à commander à la mer. Une polémique naît au sein de la Marine au terme de laquelle on s'accorde à reconnaître que la pratique de la voile, même réduite à un temps assez court, affermira les qualités du marin. Le principe d'un voilier école étant acquis, il restait à définir ce que sera ce nouveau navire. On ne prévoit pas de long séjours à bord pour les élèves officiers , seule une partie de la promotion doit pouvoir être embarquée pour de courtes croisières aux alentours de Brest. Il ne faut pas un bateau trop grand, mais il doit rester très marin, souple d'emploi, apte à supporter les coups de vent qu'il ne manquera pas de rencontrer pendant l'hiver en Iroise, capable de louvoyer dans le goulet de Brest et de trouver refuge le cas échéant dans les mouillages et les ports bretons.
En effet, le voilier, dépendant plus directement des éléments, met souvent ceux qui le dirigent dans des situations d'où ils ne peuvent se tirer sans l'habilité manœuvrière et le coup d'œil qui forment le " sens marin " indispensable à tous ceux qui se destinent à commander à la mer. Une polémique naît au sein de la Marine au terme de laquelle on s'accorde à reconnaître que la pratique de la voile, même réduite à un temps assez court, affermira les qualités du marin. Le principe d'un voilier école étant acquis, il restait à définir ce que sera ce nouveau navire. On ne prévoit pas de long séjours à bord pour les élèves officiers , seule une partie de la promotion doit pouvoir être embarquée pour de courtes croisières aux alentours de Brest. Il ne faut pas un bateau trop grand, mais il doit rester très marin, souple d'emploi, apte à supporter les coups de vent qu'il ne manquera pas de rencontrer pendant l'hiver en Iroise, capable de louvoyer dans le goulet de Brest et de trouver refuge le cas échéant dans les mouillages et les ports bretons.
De 1932 à 1944 En septembre 1932 , la Belle-Poule est placée sous les ordres de l'Ecole navale et entame sa carrière de voilier école. Elle donne tout satisfaction et les élèves officiers qui tirent les premiers bords inaugurent une tradition qui se perpétue aujourd'hui. Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. Le 3 septembre, l'Angleterre et la France déclarent la guerre à l'Allemagne. C'est le début de la drôle de guerre. Le 10 juin 1940, l'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre, la campagne de France s'achève bientôt et le 17 juin 1940, le maréchal Pétain demande l'armistice.
Le 18 juin 1940 à 10 heures 30, le capitaine de corvette Cros, chargé des goélettes, reçoit l'ordre du commandant en second de l'Ecole navale d'organiser l'évacuation de l'équipage de l'Ecole. A 15h00, la Belle-Poule et l'Etoile appareillent. Elles gagnent la pointe Saint-Mathieu et y sont rejointes vers 17h00 par le Président Théodore Tissier, le Jean Frédéric et le Notre-Dame de France. A 18h00, le général de Gaulle lance sur les ondes de la BBC depuis Londres son appel que les goélettes ont devancé. Le groupe traverse la Manche de nuit alors que l'ennemi traque les bâtiments français et arrive à Falmouth le 19 juin vers 17h00. L'accueil , réservé aux fugitifs par les britanniques, est froid. A cette époque, la situation des militaires français en Angleterre est équivoque. Dans la nuit du 2 au 3 juillet 1940, les Britanniques déclenchent l'opération CATAPULT. Les goélettes sont saisies et leurs équipages internés dans des camps de triage. Mais elles seront vite rendues aux Forces Françaises Libres, et un équipage de marins FNFL placé sous le commandement de l'officier de deuxième classe des équipages Blonsard, va en reprendre possession le 20 septembre 1940. Elles arboreront dorénavant le pavillon de beaupré à croix de Lorraine , signe de leur appartenance aux Forces Navale Françaises Libres.
Les voiliers sont en mauvais état, et après quelques travaux dans le gréement, elles sont sommairement armées avec, de chaque côté du rouf arrière, une mitrailleuse Hotchkiss de 8mm. Le 16 novembre 1940 , les goélettes appareillent de Falmouth pour Portsmouth où une Ecole navale vient d'être créée à bord du Président Théodore Tissier sous le commandement du lieutenant de vaisseau Recher. Philippe De Gaulle, le fils du général, fait partie de la première promotion, il est âgé de 17 ans et demi. Les goélettes ont ordre de rejoindre cette Ecole navale, de se placer sous son commandement et sous celui du capitaine de vaisseau Gayral, commandant supérieur à Portsmouth des Forces Navales Françaises Libres. les goélettes naviguent sans escorte au plus près des côtes. Le 18 novembre 1940 , vers 5 heures du matin, alors que la Belle-Poule est en route au nord-est, poussée par une bonne brise de sud-ouest sous un ciel couvert avec de gros grains, l'officier de quart, la maître de manœuvre Liard, entend le vrombissement d'un avion en attaque. Quatre bombes tombent et encadrent le voilier qui est secoué par les explosions. Heureusement, il n'y a pas de dommage et le bombardier ne fera pas d'autre passe. La Belle-Poule et l'Etoile rejoignent Portsmouth sans autre incident.
Jusqu'en avril 1944 , elles ne navigueront plus ensemble. La Marine de la France Libre n'a pas les moyens d'armer deux goélettes, et le nombre d'élèves à former ne le justifie pas. Tout au long de cette période à Portsmouth, les goélettes seront alternativement en disponibilité armée ou en navigation ; Elles ne sont plus peintes en blanc mais en gris. Le cuirassé Courbet, tout proche, est la cible privilégiée des bombardement allemands et, le 10 janvier 1941, deux bombes incendiaires tombent sur le pont de la Belle-Poule. Le commandant, l'officier des équipages Blonsard, est gravement blessé par l'explosion alors qu'il dirigeait la lutte contre l'incendie. Belle-Poule en 1941Il parvient à sauver son bâtiment avant d'être évacué sur le Courbet par un doris. A la suite de ce bombardement, les goélettes reçoivent la visite du roi Georges VI et de la reine Elisabeth. Peu après, en raison de l'hospitalisation de l'officier des équipages Blonsard, le premier maître Liard est nommé au commandement du groupe des goélettes.
Le 15 avril 1944 les goélettes reçoivent l'ordre de rejoindre West-Hartlepool en Ecosse, en passant par l'ouest de l'Angleterre, pour y être mises en réserve. Ce n'est pas le chemin le plus court, mais c'est le plus sûr. Elles arrivent à bon port le 13 mai 1944 et sont mises en réserve
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Fin septembre 1945, les deux goélettes rentrent à Brest à la remorque après une traversée difficile à cause du mauvais temps. Dès le 1er octobre, elles sont affectées à l'Ecole navale. leur état est pitoyable et, le 13 décembre 1945, elles rentrent en grand carénage. Les travaux de remise en état vont durer plus d'une année, dans un contexte difficile de pénuries de matières premières. Principaux soucis : les moteurs de propulsion et l'état des coques; l'Etoile sera privée de moteur au bénéfice de la Belle Poule jusqu'en mars 1947, quand un moteur de camion allemand, un 120 CV Deutz, lui sera enfin installé en remplacement du Sulzer de 125 CV. Un moteur identique équipera la Belle-Poule en 1956 quand son Sulzer expirera. A la mi-1947, l'Etoile et la Belle-Poule peuvent assurer leurs missions d'instruction dans des conditions acceptables. Depuis, les goélettes de l'Ecole navale naviguent l'hiver dans les parages de Brest, en mer d'Iroise et en Bretagne, au profit des écoles de la Marine, et l'été, elles élargissent leurs horizons. Elles ont essuyé de nombreuses tempêtes, manœuvrer dans des conditions difficiles, cassé des mâts, déchiré des voiles. Elles ont aussi reçu la visite de chefs d'Etat, de rois et de princes. Elles ont sillonné à maintes reprises, la Mer du Nord et la Baltique, et sont descendues jusqu'aux Canaries. Deux fois, en 1971 et en 1981, elles ont fait un tour en Méditerranée.
D'avril 1945 à nos jours La guerre touche à sa fin . L'Etat-major de la Marine a réintégré son hôtel de la rue Royale à Paris et se préoccupe de recenser ses bateaux. Le 12 avril 1945, un message est envoyé aux Forces navales en Grande-Bretagne : " Renseignez-moi sur situation actuelle des voiliers français Etoile et Belle-Poule. " La réponse des Forces navales en Grande-Bretagne arrive le 20 avril : "En position de réserve à West Hartlepool depuis avril 1944 ; Bâtiments restés constamment sous contrôle et pavillon Français ; Bien entretenus, état matériel assez satisfaisant sauf moteur Belle-Poule ; je vous rendrais compte incessamment des possibilités d'envoi de ces deux bâtiments en France. "
Quelques clichés de la goélette.
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Le lancement de la Belle-Poule Le lundi 8 février 1932, la Belle Poule est lancée. Le Journal de Fécamp rapporte : " ... Ce matin vers 11h30 s'est déroulée au milieu d'une assistance aussi nombreuse qu'intéressée, le lancement du navire la Belle-Poule, dont la construction fut confiée par la Direction centrale des constructions navales, au chantier naval de Normandie (CNN) que dirigent si bien MM. Chantelot et Lemaistre. De nombreuses personnalités assistaient à la cérémonie ... A peine la clé qui retient le navire est-elle enlevée d'un solide coup de marteau que la coque qui, sous le grand hangar, paraît gigantesque se met à glisser doucement puis à une grande vitesse, et c'est au milieu de gerbes d'eau et d'écume que le beau navire entre dans les flots...". La Belle Poule quitte Fécamp le jeudi 12 mai. Son premier voyage l'amène à Brest, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Richard.
La Belle Poule est mise en chantier fin juillet 1931. La construction dure 6 mois au cours desquels le lieutenant de vaisseau Richard et M. Lemaistre auront maintes fois des discussions passionnées. Ce dernier connaît son affaire, il a construit de nombreuses goélettes et accepte assez mal les remarques de Richard. C'est probablement au cours de l'une de ces joutes verbales que le double hunier, initialement prévu, va disparaître pour laisser la place à un hunier simple à rouleau bien plus pratique et typique des goélettes construites par le chantier.
En effet, le voilier, dépendant plus directement des éléments, met souvent ceux qui le dirigent dans des situations d'où ils ne peuvent se tirer sans l'habilité manœuvrière et le coup d'œil qui forment le " sens marin " indispensable à tous ceux qui se destinent à commander à la mer. Une polémique naît au sein de la Marine au terme de laquelle on s'accorde à reconnaître que la pratique de la voile, même réduite à un temps assez court, affermira les qualités du marin. Le principe d'un voilier école étant acquis, il restait à définir ce que sera ce nouveau navire. On ne prévoit pas de long séjours à bord pour les élèves officiers , seule une partie de la promotion doit pouvoir être embarquée pour de courtes croisières aux alentours de Brest. Il ne faut pas un bateau trop grand, mais il doit rester très marin, souple d'emploi, apte à supporter les coups de vent qu'il ne manquera pas de rencontrer pendant l'hiver en Iroise, capable de louvoyer dans le goulet de Brest et de trouver refuge le cas échéant dans les mouillages et les ports bretons.
Les élèves y effectueront de cours séjours, mais à plusieurs reprises, et devront rapidement pouvoir y prendre des responsabilités. Le choix est fait en 1931. Il y aura deux bateaux relativement modestes et la goélette "islandaise" semble répondre parfaitement au besoin. C'est le Chantier naval de Normandie, à Fécamp, expert dans la construction des goélettes de pêche, qui construira ces voiliers. Les noms des navires sont choisis. l'un s'appellera Belle-Poule et l'autre Etoile (ci-contre, le plan de voilure initial, avec double hunier). La construction La construction sera suivie pour la Marine par le lieutenant de vaisseau Richard, commandant désigné de la Belle-Poule. Cet officier aura pour interlocuteurs MM. Chantelot et Lemaistre qui dirigent le chantier de Fécamp. Tous trois ont un caractère assez fort. Les caractéristiques sont arrêtées comme suit : - Ces seront des goélettes à double hunier, sur le modèle des goélettes d'Islande, mais qui devront avoir un peu plus d'élégance dans la forme ; - Le déplacement sera de 215 tonnes, la longueur de 37,50 m. hors tout et de 25,30 M. entre perpendiculaires , la largeur au maître-bau(2) de 7,20 m., le tirant d'eau de 3,50 m , le tirant d'air de 30 mètres ; - La surface de voilure sera de 425 mètres carrés ; - La coque sera construite en chêne et à double coque, le chevillage sera en cuivre et un doublage en cuivre recouvrira les œuvres vives ; - Le pont et la mâture seront en pin d'Oregon ; - Les emménagements seront spartiates et conçus pour 30 élèves officiers, 5 officiers-mariniers, 12 quartiers-maîtres et marins et trois officiers, commandant compris ; - Un moteur permettra de réaliser en charge normale une vitesse de 6 nœuds ; Il n'y aura qu'une seule ligne d'arbre avec hélice en bronze à deux pales pouvant être immobilisée dans le plan longitudinal pour ne pas diminuer les qualités manœuvrières du bâtiment.
Histoire de la goélette Belle-Poule. En 1930 l'Ecole navale est " à terre " depuis 1914, année qui vit la condamnation du dernier vaisseau à bord duquel elle était traditionnellement embarquée : Le Borda. Il n'y a plus de navire à voile dans la Marine nationale, on ne croit plus aux vertus de ce mode de propulsion, la modernité est là. Les midships(1) font leur apprentissage sur des bâtiments à propulsion mécanique. Certains le regrettent et pensent que la voile doit être considérée comme la seule méthode efficace pour former correctement un officier, lui faire acquérir du sens marin.
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